Monemvasie
Μονεμβασιά

Histoire de la ville

 

 

La région est habitée depuis l'époque préhistorique. Les premiers hommes s'installent ici il y plus de 8000 ans. Le premier village préhellénique de la côte est se nomme Epidaure Liméra (Επιδαύρος Λιμηρά) et est situé au nord de l'actuelle Monemvasíe.  La société préhellénique est contemporaine aux premiers minoens.

Monemvasie continue à constituer un centre névralgique durant la période Mycéenne, le bourg se situant entre Mycènes et les villes de la civilisation Minoenne.

La situation change subitement quand un tremblement de terre dans l'année 375 avant J.-C. transforme le rocher en île. Monemvassia ( dite aussi Akra Minoa ) se trouve alors composer un lieu protégé.

Pour échapper aux raids des barbares tels les Avars et les Wisigoths, les habitant de la région se refugient à Goulas, le haut du rocher de Monemvasie, vraie forteresse naturelle, dans les années 582 / 583 après J.-C.

Le nom de Goulas vient du mot albanais "Goulas" qui veut dire fortification ou d'une déformation du mot gouli (caillou en français) du fait de la pauvreté des sols.

Les besoins de l'époque incitent à construire des ouvrages de type forteresse. Un pont est construit entre l'île et le continent.

Le commerce avec le reste de la Grèce et les nombreux contacts entre les habitants de l'île et les équipages des bateaux amènent la peste dans le bourg. La maladie décime alors tragiquement la population de Monemvasie (Malvoisie) en 746 après J.-C..

En perfectionnant les défenses de la ville et aussi grâce à sa position stratégique naturelle, Monevasia possède alors toutes les raisons de devenir un centre d'opération et une base militaire pour les Byzantins. La ville devient d'ailleurs le centre administratif byzantin pour le Péloponnèse.

Rapidement, le lieu prend une importance religieuse avec la venue du premier évêque de Monemvasia du nom de Pierre (Petros) qui Du parti au début et les choses religieuses, le premier évêque de Monemvasia Pierre pour participer au Conseil œcuménique de Nicée en 787 après J.-C.

La création de Monemvasia comme avant-poste de la flotte byzantine contre les attaques des avars se situe autour de l'an 878m après J.-Csous l'amiral Hadrien. Les activités commerciales et navales sont en forte croissance créant ainsi la ville basse (Κάτω Πόλη) sur la côte nord ouest de l'île un peu après l'année 900 après J.-C. soit 300 ans après la construction de la ville haute de Monemvasia.

Tout au long de l'histoire, Monemvasia, fait l'objet de la convoitise des conquérants, qui, conscients de l'importance géopolitique, n'ont eu de cesse de mettre la ville sous leur domination.

Le premier siège reconnu historiquement se produit  en 1147 avec à la tête l'amiral du roi de Sicile, Roger II de Sicile.

Les efforts de l'amiral d'Antioche, se révèlent vains et commence alors une longue série d'occupations de forces étrangères.

La ville est envahit successivement par les Francs, les Vénitiens, les Turcs, etc..Les périodes d'occupation alternent entre elles. Il y a donc la 1ère, 2ème et 3ème période vénitienne et la 1ère et 2ème période turque.

La caractéristique de cette époque, c'est que les habitants de Monemvasia réussissent à garder leur identité et une autonomie toute relative ainsi que des privilèges.

En 1204, quand les Francs démembre l'empire byzantin et s'attribuent des terres occupées, LE Péloponnése résiste et Monemvasia encore plus fortement. Elle reste pour en juger imprenable durant 40 ans.  Les échecs successifs pour conquérir l'île font que la prise de la ville devient une question d'honneur pour les francs. Comme ils n'y arrivent pas par la voie des armes, ils prennent celle de la faim. Le blocus (terre et mer) dure 3 ans et les habitant mangent leurs chèvres et même les souris. Ce fait est relaté dans "les chroniques de Morée ( Χρονικό του Μορέως)"

Les défenseurs (les habitants de l'île) atteignent leur limite mais les assaillants sont fatigués et découragés. Les Francs, dirigés par Guillaume II de Villehardouin, qui ont juré sur leur épée ne pas partir sans avoir  occupé le kastro de Monemvasia, se réunissent finalement avec soulagement à la fin de l'année 1248 sur le rocher. La population de Monemvasia arrivent cependant à exiger des conditions comme la préservation de leur liberté, des exonérations d'impôts et de se servir de l'armée de l'occupation.

Cependant, 10 ans plus tard, l'empire byzantin est de retour. Monemvasia redevient un grand centre maritime.

Constantinople qui veut garder son fief, accorde aux habitants des avantages administratifs, religieux ainsi qu'économiques avec un décret impérial particulier : exonération douanière et fiscales et la libre circulation des navires de la ville à travers tout l'empire sans taxe.

La région prospère beaucoup, tant et si bien que la période entre le 13ème et le 14ème siècle est appelée l'âge d'or de la ville.

Durant cette période, dans la surface limitée du rocher, il y a 8000 maisons et 40 églises.

Dans la ville, les empereurs byzantins et le fils du gouverneur de Monemvasia, John Kantakouzinos F, couronné empereur de Byzance en 1341 résident à certains moments.

L'économie de Monemvasia est particulièrement florissante cette année là. En raison des privilèges et des particuliers, «l'or et l'argent coulent dans le bazar de Monemvasia». Au 13ème siècle, la ville devient le principal centre d'échanges commerciaux entre le Péloponnèse (Morée) et l 'Europe. Son vin à base de raisins Malvoisie est très apprécié en Europe. Ce vin est si réputé qu'à l'aide de la puissance de la marine marchande, il devient un produit de luxe qui trônent sur les tables des rois et des princes.

Ce vin provient d'une variété de vignes de couleur rouge - blanche et est doux au goût. Fait par les vignerons de la région, ils l'ont appelé «l'ancienne anthosmias.». La référence à ce vin dans "Richard III" de Shakespeare est connue. Malheureusement, la méthode de préparation du Malvoisie reste inconnue, car les Turcs interdisent sa production en 1545.

 

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